Eclairage public

Eclairage public et lutte contre la pollution lumineuse

Gestion de l'éclairage public

La Ville d’Annemasse exploite en régie le réseau d’éclairage public : travaux neufs, entretien et réglages. Un programme pluriannuel de renouvellement des équipements a été mis en place, permettant d’anticiper et de planifier les investissements et de remettre aux normes et exigences environnementales les installations.
La Ville a adopté depuis 2009 une stratégie de renouvellement en technologie LED avec abaissement lumineux en cœur de nuit à chaque renouvellement des candélabres. Ces derniers sont choisis afin d’orienter au maximum l’éclairage vers le sol, limitant les pertes et optimisant l’utilisation de l’énergie. Par exemple, les équipements de type « boules » éclairant vers le haut et donc vers le ciel, ont été supprimés par la Ville d’Annemasse sur son réseau public.
Les économies réalisées par la Ville ne sont pas négligeables et permettent de financer de futur renouvellements d’équipements. En moyenne, un renouvellement des équipements d’une rue en LED avec abaissement lumineux en cœur de nuit génère une baisse des dépenses de fonctionnement de 70%.

Impact de la pollution lumineuse

La lumière intrusive, c’est à dire la pénétration d’une source de lumière artificielle extérieure (luminaires, panneaux publicitaires lumineux…) dans l’habitation, entraîne des effets néfastes sur notre organisme et notre santé. Les troubles du sommeil occasionnés par la présence constante d’éclairage entraîne une baisse de production de mélatonine, pourtant vitale au bon fonctionnement de notre organisme.

La mélatonine est une hormone centrale du corps humain, produite par la glande pinéale la nuit en l’absence de lumière et qui règle notre rythme circadien (rythme biologique de 24h).


De nombreuses espèces sont affectées par le sur-éclairage des villes qui crée de véritables pièges et barrières écologiques pour la biodiversité : perte de repère des animaux, fragmentation, modification du rapport proie-prédateur, dégradation des habitats naturels et perturbation des migrations. L’éclairage artificiel a aussi un impact sur la flore, retardant la chute des feuilles, créant une photosynthèse dégradée, perturbant la germination et empêchant la pollinisation nocturne des plantes par les papillons de nuit.

 

Stratégie d’extinctions de l’éclairage public

La Ville d’Annemasse s’est engagée activement dès 2016 dans une stratégie de lutte contre la pollution lumineuse. La stratégie de renouvellement des candélabres par LED avec abaissement lumineux a participé à cette lutte mais les élus de la Ville ont souhaité aller plus loin pour protéger les habitants, la faune et la flore contre les impacts explicités ci avant, mais aussi pour poursuivre l’effort d’économie sur ce poste ou encore pour pouvoir de nouveau observer les étoiles en ville.
Certaines communes pratiquent dores et déjà l’extinction de l’éclairage public de l’ensemble ou quasi ensemble de leur périmètre comme Saint-Julien-en-Genevois, Reignier, Bonne, Lucinges, Saint Cergues, etc. Ces communes sont rurales ou semi rurales, Saint-Julien étant la plus urbaine et donc comparable à Annemasse. Les retours d’expérience des services de police et de gendarmerie sont unanimes et constants, il n’y a aucun lien entre délinquance ou infraction, et extinction de l’éclairage public. Selon les chiffres disponibles de l’Observatoire national de la délinquance et des ripostes pénales (ONDRP), près de 80 % des vols et agressions ont lieu en plein jour. L’extinction lumineuse ne favorise pas les cambriolages puisqu’un cambrioleur a besoin de lumière pour pouvoir se repérer.
Quant à la sécurité routière, il est aujourd’hui prouvé qu’en zone éteinte, les conducteurs lèvent le pied et sont plus prudents. Les accidents sont donc moins fréquents et surtout moins graves. Par ailleurs, d’autres dispositifs alternatifs comme les catadioptres en bord de route ont prouvé leur efficacité.

et la Ville d'Annemasse ?

Etant donné son caractère très urbain, la Ville d’Annemasse a souhaité procéder par des phases préalables de test avant la mise en place définitive de l’extinction permanente de minuit à 5h du matin. Dans des cas très spécifiques et techniquement possibles, les horaires sont adaptés. De plus, les extinctions sont privilégiées le long des trames vertes et bleues urbaines constituées par des espaces verts publics ou privés, qui représentent des habitats pour la faune et la flore à préserver et qui constituent des lieux de passages empruntés par la faune pour se nourrir ou se reproduire.

Un sondage auprès de la population a été réalisé suite aux premiers tests d’extinction, en août et septembre 2017, qui a recueilli plus de 70% d’avis favorables.

Les rues en extinction sont représentées en bleu sur la carte ci-dessous, les tests en cours pour le mois d’octobre et novembre sont en vert. Ainsi, l’Arve est protégée contre la pollution lumineuse vu l’extinction pratiquée sur l’ensemble de son bord concerné par le territoire de la Ville d’Annemasse :

Les « bons gestes » pour lutter contre la pollution lumineuse

Vous pouvez agir contre la pollution lumineuse chez vous en mettant en œuvre les consignes suivantes sur votre éclairage extérieur, que vous soyez un particulier, un commerçant ou un artisan :

  • Mettre un éclairage LED ambré consommant moins d’énergie et étant composé de peu de lumière bleue, nuisible pour les êtres vivants ;
  • Supprimer tout éclairage portant vers le ciel, et choisir des luminaires concentrant la lumière au sol que vous souhaitez éclairer, et au plus près du sol ;
  • Eteindre vos éclairages lorsque vous n’en avez plus besoin.